17/04/2026

Portrait de la formation en Sarthe

Dans le cadre de sa série « Diagnostics territoriaux des Pays de la Loire », l’Insee consacre un nouveau dossier à la Sarthe. La formation y fait l’objet d’un éclairage spécifique grâce à la contribution du Cariforef, qui décrypte les dynamiques locales en matière d’enseignement supérieur, d’apprentissage et de formation continue.

Une orientation marquée vers la voie professionnelle

L’orientation vers la voie professionnelle se présente comme une caractéristique forte du parcours des jeunes en Sarthe. Dès la fin du collège, filles comme garçons s’orientent plus fréquemment vers des formations professionnalisantes et vers l’apprentissage

Cette dynamique se prolonge dans le supérieur, où 20 % des étudiants sarthois se forment dans une section de technicien supérieur (contre 12 % dans les départements de référence).  

Il en résulte une meilleure insertion professionnelle des jeunes sarthois, que ce soit après un CAP, un Bac pro ou un BTS. Ces choix d’orientation répondent directement aux besoins du tissu économique local, en particulier de l’industrie, qui propose de nombreux emplois accessibles à ces niveaux de qualification. 

Ce constat positif s’accompagne toutefois d’un point de vigilance : la part de décrocheurs reste plus élevée dans le département que la moyenne nationale.

38 %

des élèves s’orientent vers la voie professionnelle  

73 %

des diplômés d’un BTS sont en emploi un an après leur sortie

90 %

des étudiants se forment au Mans

Formations supérieures : une offre spécifique mais des mobilités importantes

Le système de formation sarthois répond globalement aux besoins du marché du travail local, avec des spécialisations bien identifiées. 

Le département se distingue par certaines spécificités de l’offre de formation supérieure, notamment dans le secteur historique de l’automobile ou dans la filière de l’actuariat, en raison de la forte présence d’activités financières et d’assurance dans la métropole du Mans. 

A l’inverse, certains domaines restent insuffisamment couverts. C’est notamment le cas de la santé : l’absence de Centre hospitalier universitaire (CHU) limite le développement de formations médicales ou paramédicales. Chaque année, près de 300 jeunes partent ainsi étudier à l’UFR Santé d’Angers, tandis que 80 quittent le département pour suivre une licence de psychologie. 

Le constat est similaire dans le domaine du commerce, où l’offre restreinte incite les étudiants à se former ailleurs. 

Résultat : la Sarthe reste marquée par une forte mobilité post-bac. Un néo-bachelier sur deux quitte le département pour poursuivre ses études à l’université ou dans une école supérieure. 

Formation continue : répondre aux besoins en compétences du territoire

La formation professionnelle continue joue un rôle essentiel pour répondre aux tensions du marché du travail en Sarthe. En 2023, 2 500 demandeurs d’emploi ont suivi une formation qualifiante ou professionnalisante, majoritairement orientée vers des métiers en tension. 

Parmi eux, un tiers s’est formé aux métiers de la santé, de l’action sociale et de l’aide à la personne. Un quart s’est dirigé vers les secteurs du transport et de la logistique. 

En complément, 700 personnes ont bénéficié d’une formation préparatoire à un parcours qualifiant. Avec pour objectifs de découvrir différents secteurs d’activité et de construire un projet professionnel, ce type de dispositif permet de favoriser l’accès à l’emploi, en lien avec les besoins spécifiques du territoire. 

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