« Elles bougent » : mixité et lutte contre les stéréotypes
La principale ambition de l’association « Elles bougent » est d’augmenter la mixité dans les entreprises des secteurs industriels et technologiques. Les femmes y sont sous-représentées, surtout dans les domaines techniques, et les entreprises souhaitent attirer davantage de talents féminins.

Des fédérations, des associations, des établissements d’enseignement supérieur et des institutionnels se sont mobilisés au sein de l’association « Elles bougent » pour augmenter la mixité au sein des entreprises, mais aussi au sein des formations.
Il s’agit avant tout de lutter contre les stéréotypes bien présents dans l’industrie et de susciter des vocations auprès des jeunes filles afin qu’elles s’engagent dans les secteurs scientifiques et technologiques pour mener leurs carrières professionnelles.
Début d’une histoire…
En 2005, deux groupes industriels expriment leur souhait d’attirer davantage de femmes ingénieures à Marie-Sophie Pawlak, alors directrice des relations extérieures d’une école d’ingénieurs, et elle-même ingénieure de formation.
Amener les jeunes filles à échanger avec des femmes ingénieures constitue une manière concrète de leur faire connaître l’industrie. L’association « Elles bougent » naît officiellement en 2006, en se basant sur cet objectif.
Ensuite, plusieurs groupes industriels et entreprises, souhaitant accroître la mixité dans leurs effectifs, rejoignent l’association. Les premiers secteurs mobilisés sont le secteur des Transports (Airbus, PSA, Dassault aviation, SNCF…), de l’Énergie (Total, Engie, EDF..), du Numérique, du Bâtiment, etc. Puis, des établissements d’enseignement supérieur rejoignent l’association et ce sont leurs étudiantes qui portent le message auprès des jeunes filles.
L’antidote aux préjugés et stéréotypes
Pour lutter contre les stéréotypes, il s’agit de faire découvrir aux collégiennes, lycéennes et étudiantes les passionnants métiers d’ingénieur.e.s et de technicien.ne.s et de prouver combien ces métiers (dits plutôt « masculins« ) sont accessibles aux filles. Ensuite, il est important de permettre aux adolescentes de s’identifier et de se projeter à travers les témoignages d’ingénieures, techniciennes et étudiantes qui tiennent des « rôles-modèles« .
La région en chiffres
En délégation Pays de la Loire, ce sont plus de 30 événements par an dans des collèges, lycées, établissements d’enseignement supérieur ou lors de rencontres thématiques, de visites d’entreprises où collégiennes et lycéennes rencontrent des femmes ingénieures ou des étudiantes. Cette délégation a été lancée officiellement le 26 mai 2015.
Aujourd’hui, ce sont : 288 étudiantes, 286 marraines, 63 relais et 42 collèges et lycées. Plus de 400 actions sont menées chaque année, grâce à l’ensemble des délégations régionales « Elles bougent », lancées depuis 2012 dans plusieurs régions et depuis 2016 en Espagne, à travers la mobilisation de plus de 5 700 marraines parmi les 220 partenaires.
Des marraines qui transmettent leur passion
Depuis plus de dix ans, cette association cherche ainsi à faire évoluer les mentalités et à démontrer, via les témoignages de marraines, que les préjugés qui persistent sur les métiers d’ingénieur.e.s et technicien.ne.s ne résistent pas à l’épreuve des faits.
Forums, visites de sites et de salons spécialisés, challenges, rallyes, conférences, interventions dans les collèges et lycées… Peu importe la forme que prennent les événements, « Elles bougent » place la rencontre entre ses marraines et les jeunes filles d’aujourd’hui au cœur de toutes ses actions. Elle regroupe pour cela près de 5 080 marraines partout en France.
Les échanges sont riches, la découverte est souvent inédite et chaque marraine transmet la passion de son métier en espérant susciter des vocations !
Pour aller plus loin
- Délégation régionale de l’association « Elles bougent » dans les Pays de la Loire
- Contact : Emmanuelle Trémaudan
- pays-de-la-loire@ellesbougent.com
Cariforef des Pays de la Loire, juillet 2020