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Baromètre prospectif de l'évolution des métiers et des compétences de l'Assurance : 2020-2025
[Monographie] Grâce à leur transformation digitale, les organisations d'assurances ont pu s'adapter rapidement à la crise sanitaire en recourant massivement au télétravail
Dans son baromètre prospectif annuel, l'Observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance présente les conséquences de la crise sanitaire liée au Coronavirus sur les marchés, les entreprises et les salariés du secteur. Grâce à leur transformation digitale, les organisations d'assurances n'ont pas été prises de court pour conjuguer la distanciation physique avec une proximité sociale et humaine. A l'aide des outils numériques, leurs salariés ont très majoritairement poursuivi leur travail depuis chez eux, sans avoir à connaître le chômage technique. C'est dans le recours massif au télétravail que l'adaptation à la crise sanitaire aura été la plus spectaculaire. Ce dispositif pensé pour un usage ponctuel, effectivement utilisé par une minorité de salariés principalement cadres, est devenu pendant plusieurs mois la norme du travail quotidien pour tous les métiers et niveaux de qualification de l'entreprise. Cependant, si la continuité de l'activité a pu être assurée, les conséquences de la crise se feront inévitablement sentir dans les années qui viennent.
Enfin, au moment où l'épidémie faisait son apparition, la profession engageait les travaux de révision de sa nomenclature des métiers. Un groupe de travail composé de 16 entreprises, représentant 82 % des salariés de la branche, doit livrer en décembre 2020 une nouvelle version du référentiel Ressources humaines de l'assurance. La production de cette cartographie est aussi peu fréquente qu'engageante pour les années prochaines, c'est pourquoi une part conséquente de ce Baromètre lui est consacrée. La nomenclature de 2012 était l'héritière d'une représentation stabilisée, verticale, en silos des organisations dans l'assurance. Une décennie aura fait irréversiblement basculer tous les métiers dans un fonctionnement transversal et collaboratif, dans des agencements plus fluides câblés par les outils numériques.
L'Observatoire publie également ses premières estimations de l'évolution des effectifs de la branche au 31 décembre 2019. A cette date, les effectifs s'élèvent à 147 600 salariés, soit une hausse de 200 salariés. Alors que les départs à la retraite augmentent, on recense 15 500 salariés recrutés en 2019. Les embauches font donc plus que compenser les sorties puisque la part des nouveaux entrants s'établit à 10,5 %, dépassant de fait les meilleurs résultats enregistrés pour la profession depuis la mise en place de l'enquête en 1996.
En matière d'alternance, tous contrats confondus (apprentissage et professionnalisation), leur part dans les embauches réalisées en 2019 se maintient à hauteur de 23,8 %, soit une valeur quasi identique à celle de 2018 (23,9 %). Cependant, la répartition entre ces deux natures de contrat se restructure : 11 % pour l'apprentissage et 12,8 % pour les contrats de professionnalisation. Par ailleurs, l'alternance se déroulant très souvent sur plusieurs années, le nombre estimé d'alternants dans la population totale s'élève dorénavant à 5 600 personnes (+ 200 personnes par rapport à 2018).

Baromètre prospectif de l'évolution des métiers et des compétences de l'Assurance : 2020-2025. - Observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance. - Paris : OBSERVATOIRE DE L'EVOLUTION DES METIERS DE L'ASSURANCE, 2020. - 20 p.
Consulter le baromètre prospectif 2020 sur le site de l'Observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance.
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Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Agriculture
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Agriculture
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur de l'Agriculture pendant cette période.

En début de crise et selon Joël Limouzin, le président de la Chambre d'Agriculture des Pays de la Loire, le secteur agricole a craint l'effet domino des arrêts de production et de livraison des fournisseurs (carburant, semences…), mais aussi des fermetures des réseaux de vente des produits agricoles (restauration collective, export…), et de la pénurie de main-d'œuvre encore plus criante qu'à l'ordinaire, alors que la haute saison d'exploitation et de cueillette devait démarrer. Joël Limouzin a alerté : "il faut tout mettre en œuvre pour qu'il n'y ait pas de rupture dans la chaîne de la nutrition animale, ni dans celle de la mise en production des cultures de printemps". Il demande notamment au gouvernement de "créer des passerelles pour que les personnes dont les entreprises ont suspendu leur activité, puissent sortir de leur confinement et travailler chez les maraîchers".

Zoom sur des filières agricoles :
L'horticulture (culture des plantes d'ornement, des jardins ; culture maraîchère, potagère et fruitière, viticulture)
L'horticulture ornementale (53 000 entreprises et 170 000 emplois en France) est la filière agricole la plus durement touchée par le confinement. Avec la fermeture des jardineries (à l'exception du rayon animalerie), des magasins de libre-service agricole et des fleuristes, mais aussi à cause de l'arrêt des chantiers des espaces verts, la filière horticole a été très fragilisée et a privé les exploitations et grossistes de débouchés. Ce coup d'arrêt est intervenu au démarrage du printemps, saison au cours de laquelle la filière réalise 80 % de ses ventes annuelles. Selon l'interprofession Val'hor, "la perte de chiffre d'affaires est estimée à 86 % par rapport à la même période l'an passé". Les 250 pépiniéristes et horticulteurs des Pays de la Loire, premier bassin horticole de France, auraient subi une perte d'exploitation de 150 M€ (1 milliard d'euros à l'échelle de la France).
Cependant, à l'image de l'entreprise le Clos des Roses (49, Villebernier), certains horticulteurs se sont réorganisés pour permettre la vente en ligne, la livraison à domicile et le drive. Mais l'inquiétude a persisté bien au-delà de la fin du confinement avec la possible annulation d'évènements, dont les mariages, un débouché important pour certaines entreprises.
Bigot Fleurs (72, Allones) a dû mettre ses 150 employés au chômage partiel, un effectif généralement porté à 600 personnes au printemps pour la cueillette. L'entreprise a lancé néanmoins ponctuellement 500 recrutements saisonniers pour la période du 14 au 28 avril afin de cueillir le muguet.
Même si la distribution de 60 millions de brins de muguet produits par une quinzaine de producteurs nantais fut menacée par le confinement, la fédération des Maraîchers Nantais a recruté également des contrats courts pour la cueillette, la mise en bouquet et le conditionnement du muguet à compter de la mi-avril. Au 20 avril, seuls 2 000 saisonniers ont été recrutés contre 7 000 en année normale, car la récolte s'est faite sur une base de commandes très faible (70 % de la récolte du muguet laissés dans les parcelles). Avec la crise, les seuls débouchés se sont concentrés dans la grande distribution (qui a diminué ses commandes d'un tiers) et vers quelques fleuristes qui ont organisé un drive. Toute la filière de distribution du muguet court alors le risque d'être durablement déstabilisée, avec la menace de faillites de fleuristes, grossistes et opérateurs.
Petite éclaircie pour les horticulteurs à compter du 1er avril 2020 : Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, annonça que la vente de plants potagers était désormais considérée comme un achat de première nécessité. Concrètement, la commercialisation des semences et plants pour les activités professionnelles et celle des plants potagers à visée alimentaire est alors autorisée sur trois types de lieux : les marchés ouverts, les dispositifs de type drive et dans les rayons de jardineries déjà ouvertes, pour cause d'activité animalière.
À l'inverse de la crise touchant l'horticulture ornementale, la demande explose pour les producteurs de légumes : le groupe Cheminant à Carquefou (44), producteur de concombres et tomates n'a rapidement plus de stock et la coopérative Océane, qui réunit 70 maraîchers nantais, envoie jusqu'à 70 000 colis de concombres, tomates, poireaux ou mâches, contre 40 000 habituellement : des stocks augmentés de 75 % mais entièrement liquidés en fin de la journée. L'adaptation est plus compliquée pour les maraîchers : "il faut attendre que la plante pousse !".
Boom de l'activité également pour les salariés des vergers, notamment dans le Choletais qui n'ont pas compté leurs efforts pour approvisionner au mieux les grandes et moyennes surfaces, un approvisionnement rendu possible par des fruits encore en stock ou importés : "nous avons expédié entre 130 et 140 tonnes de pommes ou poires par jour", témoigne le dirigeant des Vergers de la Blottière, à Chemillé-en-Anjou (49). Aux Vergers de la Tesserie à Montrevault-sur-Èvre (49), 95 % des saisonniers et tous les permanents sont présents pour honorer les commandes.
Pour les vignerons, la vente directe et l'exportation sont touchées de plein fouet : les professionnels révèlent une activité limitée à 35 ou 40 % du niveau habituel. En cause : cafés et restaurants fermés, réunions de famille interdites, événements annulés, œnotourisme inexistant, difficultés à livrer hors du département… alors que la période printanière fait normalement partie des mois de forte activité commerciale. La filière viticole du Val de Loire (900 producteurs, 3 000 emplois) anticipe la perte d'un à deux mois de chiffre d'affaires sur l'exercice en cours : "ce qui n'a pas été bu ne sera pas bu", déplore le président d'InterLoire, l'interprofession des vins du Val de Loire qui comprend 3 700 opérateurs. Dans le muscadet, le chômage partiel ne touche qu'en partie la profession qui reste active dans les vignes. Pour limiter la chute des ventes estimée entre - 70 à - 90 %, des exploitations mettent en place des systèmes de drive ou de livraison. Dans l'Anjou et le Saumurois, les volumes de vins commercialisés par les 900 vignerons ont aussi chuté de 70 % en avril, selon la Fédération viticole Anjou-Saumur. Les situations sont néanmoins disparates d'une entreprise à une autre, en fonction des circuits de distribution, des couleurs de vins et des appellations (débouchés pour la Grande distribution moins impactée contrairement aux ventes vers les cafés-hôtels-restaurants, ventes au caveau et à l'exportation en chute libre). En Vendée, alors que près de 70 % de la production s'écoule normalement chez les cavistes, les restaurateurs, les hôtels et à l'export, la crise sanitaire précipite les problèmes de trésorerie de certains vignerons, déjà impactés par une année 2019 pauvre en quantité. Heureusement, dès la mi-mai, le déconfinement booste les ventes directes aux particuliers qui génèrent une hausse de 10 % du chiffre d'affaires des vignerons jusqu'à l'été, sans pour autant récupérer les méventes du printemps.
Au niveau national, pour venir en soutien de la filière fragilisée, la plate-forme Les Grappes a lancé le mouvement "J'aime mon vigneron".
Portés par l'interprofession Interloire, les vins du Val de Loire mobilisent 1 M€ autour d'un plan de relance qui financera des actions de stimulation des achats à compter de l'été 2020 sur le marché français et à l'export. La filière des vins du Val de Loire aura perdu entre 150 et 200 M€ de chiffre d'affaires en deux mois.
Fédérant 70 producteurs et transformateurs dans la région, les Cidres de Loire annoncent des pertes en mars et avril allant jusqu'à 80 % de chiffre d'affaires. Avec 40 % de leur production écoulée habituellement à travers l'Hôtellerie et la Restauration, les producteurs craignent une amplification de leurs pertes compte-tenu du prolongement de la fermeture de ces établissements.
Les entreprises du paysage
Les entreprises du paysage des Pays de la Loire (1 810 entreprises pour 7 250 actifs) ont progressivement repris leur activité après un arrêt d'activité les deux premières semaines de confinement, sauf celles en lien avec les collectivités et les marchés publics.
Les Entreprises de travaux agricoles (ETA)
Elles se sont adaptées, en intégrant les consignes sanitaires strictes, pour être au rendez-vous des grands chantiers de printemps. Les 21 000 entreprises françaises de travaux agricoles, forestiers et ruraux représentent 120 000 actifs : ce sont pour la plupart des TPE dont l'effectif est inférieur à dix. En revanche, les sociétés d'exploitation forestière, tributaires du secteur du bâtiment, ont été en arrêt plusieurs semaines et ont eu recours au chômage partiel. Seule l'exploitation du bois de trituration pour la fabrication de papier s'est maintenue.

Les dispositifs innovants
Pour écouler les productions agricoles et contrer la fermeture de certains marchés, les circuits courts s'organisent pour offrir une alternative et faire vivre les producteurs locaux : vente directe, drives fermiers ou livraisons de paniers de légumes frais, plusieurs dispositifs se mettent en place pour répondre à une demande locale qui explose. En Anjou notamment, la vie en confinement dans un territoire aux productions légumières importantes a été l'occasion de mettre en place des initiatives (dont "Mangeons loc'ALS" et "Adopte ton maraîcher") pour aider les producteurs et répondre aux attentes des consommateurs.
Néanmoins, les situations divergent d'un producteur à l'autre selon Olivier Lebert, vice-président de la Chambre d'Agriculture de la Sarthe : "ceux qui ont misé sur la vente directe, via des magasins de producteurs par exemple, connaissent un regain d'activité. Mais ceux qui dépendent des collectivités ou des marchés, sans solution de repli, risquent de connaître de grandes difficultés".

Plateformes emploi Agriculture et Horticulture
Les organismes agricoles (notamment l'Association nationale de l'emploi et de la formation en agriculture – Anefa et la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), en lien avec Pôle emploi, se mobilisent autour de la plateforme collaborative desbraspourtonassiette.wizi.farm pour répondre à l'enjeu de pénurie de bras en agriculture (200 000 personnes attendues au plan national d'avril à juin). L'objectif est de mettre en relation gratuitement les employeurs qui ont besoin de main-d'œuvre pour des travaux agricoles (récolte, semis…) et les travailleurs disponibles proches des exploitations. Chaque fois qu'un employeur poste une offre, la plateforme lui propose des candidatures triées sur des critères de disponibilités, de proximité, de centres d'intérêt, voire de qualifications et de compétences. Au 31 mars, 177 000 personnes (dont 30 000 candidats de l'Ouest) ont fait acte de candidature pour prêter main-forte aux agriculteurs, temporairement privés de 70 000 travailleurs saisonniers étrangers. Néanmoins, les 3 500 exploitants inscrits sur la plateforme n'ont pas pu toujours donner de réponse ferme, au vu des incertitudes pesant sur la commercialisation des produits. Pour 300 000 candidats inscrits sur la plateforme, seuls 4 000 ont été recrutés car les candidatures spontanées ont afflué directement auprès des exploitants agricoles sans passer par le portail dédié.
Avec la fin du confinement, les maraîchers notamment ont encore recherché des milliers de saisonniers pour la période de juin à octobre, car les personnes en chômage partiel, venues temporairement gonfler les effectifs, ont repris leurs postes de travail et les saisonniers étrangers des pays de l'Est ou du Maghreb seront peut-être moins nombreux à venir prêter main forte. La profession devait encore avoir besoin de 160 000 personnes en juillet et jusqu'à 190 000 en août et septembre pour les récoltes en arboriculture, le maraîchage, puis en viticulture. Elle sollicitera, prioritairement, les salariés encore à l'arrêt et habitués à des tâches pénibles, comme ceux de la restauration, mais aussi des groupements d'employeurs spécialisés et des associations de migrants, qui arrivent souvent de pays agricoles.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Agriculture. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : la fabrication d'équipements électriques et électroniques
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : la fabrication d'équipements électriques et électroniques
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur de la fabrication d'équipements électriques et électroniques.

Les entreprises du cette filière, selon le secteur pour lequel elles travaillent, vont soit saisir l'opportunité de se développer pour répondre à une demande exponentielle du marché (Santé, Propreté, Sécurité), ou soit subir de plein fouet une crise économique sans précédent (Automobile et Aéronautique notamment).

Des entreprises qui tournent à plein régime
Éolane (49, Combrée, 350 salariés), fabricant de produits électroniques, relance plusieurs lignes de production de pièces destinées aux secteurs de la santé, de l'énergie, du transport et de la sécurité. Le site, qui produit notamment des ventilateurs médicaux, fait appel aux volontaires pour étoffer son équipe de 10 salariés dédiée à cette ligne de production. Elle participe depuis fin mars à la production des 10 000 respirateurs commandés par l'État, au sein d'un consortium d'industriels piloté par Air Liquide. Avec l'appui de nombreux industriels (outillage, composants électroniques, réseau internet…), Éolane parvient à sortir 400 respirateurs par jour, samedis et jours fériés compris.
Emka Electronique (49, Noyant-le-Gravoyère, 70 % des 50 salariés en activité) s'adapte pour répondre à une demande multipliée par 30 des cartes électroniques entrant dans la composition de respirateurs d'air médicaux : 200 unités par mois sortent habituellement de leurs ateliers, 6 000 sont réclamées de suite. L'entreprise fabrique aussi des nettoyeurs et désinfecteurs : à partir d'une cadence mensuelle habituelle de 50 pièces, le fabricant doit honorer une commande ponctuelle de 800 pièces.
La PME Octopus Robots (49, Cholet) relance sa production de robots de désinfection à destination de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution, alors que le projet avait été abandonné en 2012, faute de débouchés. Le fabricant, qui doit répondre à une forte demande au plan mondial, va vendre des licences à des sociétés étrangères pour un déploiement rapide des systèmes.
Le spécialiste de la robotique mobile MG Tech (85, les Achards, 160 salariés), en partenariat avec Shark Robotics (17, Aytré), propose aux industriels un robot mobile de décontamination capable de décontaminer 20 000 m² de surface en 3 heures.
Le groupe vendéen Tronico (800 salariés), fabricant de composants électroniques, s'associe à la PME nantaise E-Cobot (43 salariés) pour développer des cobots mobiles de désinfection anti-covid. Cette stratégie de diversification permet à la PME de ne pas recourir au chômage partiel et aux deux entreprises de compenser la perte d'activité liée à la crise sanitaire.
Le concepteur et fabricant de purificateurs d'air NatéoSanté (44, Saint-Hilaire-de-Chaléons, 14 salariés) multiplie par dix sa cadence de production pour répondre à la demande mondiale et fait travailler des sous-traitants locaux. L'entreprise est référencée par French Healthcare comme un acteur français participant à l'effort national de lutte contre la pandémie.
Le fabricant de solutions de sécurité électronique Castel (49, Neuillé, 110 salariés) surfe sur un marché de la sécurité en pleine expansion. Sa direction entend tirer profit de la crise sanitaire : "nous possédons les compétences pour éliminer les contacts sur des surfaces potentiellement infectées, développer des systèmes permettant de détecter le port du masque ou de vérifier à distance la température corporelle d'un quidam". Cependant, la société se heurte à des difficultés de recrutement, notamment pour des postes d'ingénieurs pour son service recherche et développement.

Mais aussi des entreprises qui peinent
Le fabricant de produits électroniques Lacroix (1 200 salariés) annonce procéder à la fermeture totale de son usine de Saint-Herblain (44) et partielle à Saint-Pierre Montlimart (49), ceci afin de s'adapter à la baisse de son carnet de commande et à la fermeture de sites clients. À la fin de l'été 2020, le groupe annonce un repli de 12,5 % de son activité du 1er octobre 2019 au 30 juin 2020, principalement lié à l'effondrement des secteurs aéronautique et automobile.
BeLink Solutions (72, La Ferté-Bernard, 240 salariés), fabricant de composants électroniques pour le secteur de l'automobile, arrête son activité, du fait d'un marché automobile en berne.
Le fabricant de connectiques pour l'aéronautique Souriau (72, Champagné et La Ferté-Bernard, 950 salariés) a réouvert le 6 avril avec 15 % de l'effectif, puis à 35 % à la mi-avril.
Ametra Integration (ex Anjou Électronique) (49, Longué-Jumelles), entreprise de conception, production et intégration d'ensembles électriques et électroniques, commence à manquer de matières premières et de commandes clients et devrait tourner autour de 50 % de ses capacités de production en avril-mai.
L'entreprise Cogelec (85, Mortagne-sur-Sèvre, 208 salariés), spécialisée dans le contrôle d'accès dans l'habitat collectif, maintient la continuité de services à ses clients, tout en plaçant une partie des salariés en télétravail, congés ou chômage partiel.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : la fabrication d'équipements électriques et électroniques. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : le Textile
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : le Textile
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur Textile.

La filière mobilise ses ressources vers la production d'équipements de protection.
Pour participer au mouvement de solidarité nationale de lutte contre la pandémie, certaines entreprises du secteur Textile et cuir réinventent leur métier et se lancent dans l'urgence dans la confection d'équipements de protection.
Une vingtaine d'entreprises notamment troquent confection et maroquinerie pour la fabrication de masques (500 salariés reconvertis). Parmi les entreprises impliquées dans cette reconversion : Royal Mer (44), Tissus d'Avesnières (53), GLM fashion (53), Fonlupt (53), TDV Industries (53), Macosa (72), NP Créations (72), Vuitton (85), Apple shoes (85)… mais aussi des associations d'Insertion par l'activité économique (IAE) : Petites mains et compagnie (53)… Au sein du collectif Mode Grand Ouest (MGO) basé à Cholet, qui regroupe une centaine d'entreprises de la filière Textile, mode et cuir, ce sont 1 000 000 masques jetables et 80 000 lavables qui sont fabriqués entre la mi-mars et fin avril. Le syndicat professionnel en a organisé ensuite la livraison.
Zoom sur l'activité de quelques entreprises ligériennes :
La PME Toiles de Mayenne (53, St-Georges-Buttaven), spécialisée dans le tissage, la confection et la vente de tissus d'ameublement, détourne sa production habituelle vers la fabrication de masques de fin mars à la mi-mai.
De même, Actimage (44, Guéméné-Penfao,15 salariés), société familiale qui fabrique des vêtements professionnels, mute complètement sa production en se tournant vers la fabrication de masques jetables, depuis son référencement par le gouvernement parmi les 45 fabricants de masques alternatifs. À raison de 200 000 masques par jour dès le 6 avril, la PME fait partie des trois seuls fabricants français à projeter de tels volumes. La PME enclenche ensuite la fabrication de masques lavables pour atteindre la fabrication de 800 000 unités par jour, ce qui génère une flambée de son chiffre d'affaires et le recrutement de 15 intérimaires. Produit ligérien à 100 %, cette fabrication implique plusieurs entreprises du Maine-et-Loire et de Loire-Atlantique dans la chaîne de production (matière première et confection), avec l'appui du groupement MGO.
Essai moins concluant pour Les Mouettes vertes (53, Laval), fabricant de tabliers et de sacs réutilisables en coton bio : la PME relocalise début mai une partie de son activité basée en Asie à Laval. Cette implantation devait permettre à l'entreprise de répondre ponctuellement à la demande grandissante de masques, avant de se réorienter vers son cœur d'activité. Mais l'effondrement de la demande de masques contraint la société à se séparer de 15 des 21 salariés recrutés lors de son installation.
Une filière de production de surblouses de protection émerge également au Mans pour répondre à un besoin immédiat de l'hôpital du Mans de 43 000 tenues. L'AD Gesti Catmanor (72, la Chapelle-Saint-Aubin), un Établissement et service d'aide par le travail (Esat), va ainsi fournir 30 000 pièces, via Dragamig, une plateforme mancelle de mise en relation entre créatifs et industriels, et à partir d'une matière première fournie par CGMP (72, Tuffé).
Manulatex (49, Champtocé-sur-Loire, 95 salariés), fabricant d'Équipements de protection individuelle (EPI) pour l'Agroalimentaire et l'Agriculture, se met à produire 4 000 tabliers de protection par semaine pour le personnel soignant et installerune seconde ligne de production pour en augmenter la fabrication.
Autre élan formidable d'entreprises en Loire-Atlantique qui répondent fin mars à l'appel du CHU de Nantes, confronté à une pénurie critique d'équipements de protection pour ses personnels. Dans l'urgence, la CCI de Nantes Saint-Nazaire sollicite des industriels locaux qui, grâce à l'implication d'acteurs du territoire, organise la production de masques, blouses, tabliers qui font défaut. Pour produire les 300 000 tabliers de protection en polyéthylène réclamés sous un mois, toute une chaîne de production se mobilise : la société Placel-Chupin (44, Sautron) notamment pour l'approvisionnement de la matière première, le spécialiste de la découpe de matériaux composites Omega Systèmes (44, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu) pour une production immédiate après la validation du prototype par l'hôpital, le groupe de logistique Idéa pour les livraisons. En un mois, la mobilisation et la réactivité de tous ces acteurs permettent de porter la production de zéro à 1,5 million de tabliers par semaine. Idem pour la production de blouses lavables qui a impliqué la société Cairn (44, Treillières) et des lycées professionnels.

Mais, dès la période de déconfinement, le secteur s'écroule.
En juin, le secteur de la mode paie au prix fort l'inondation du marché du masque par les produits importés : le groupement d'entreprises MGO dispose alors d'un stock de 200 000 masques. 350 salariés qui avaient été réorientés vers cette activité sont à l'arrêt.
Selon le groupement, qui avait mobilisé ces entreprises du Textile pour répondre à la demande nationale d'équipements de protection, des réductions d'effectifs ne sont pas écartées dans le secteur et le recours aux CDD et intérimaires devrait être freiné. Néanmoins, des recrutements seront nécessaires pour remplacer les départs naturels (600 postes en 2019 dans les Pays de la Loire).

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : le Textile. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'aménagement et l'équipement de l'habitat
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'aménagement et l'équipement de l'habitat
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur de l'aménagement et de l'équipement de l'habitat.

Zoom sur quelques entreprises de menuiserie et autres aménagements :
Chez le fabricant de portes et fenêtres aluminium K-Line (85, Les Herbiers, 1 200 salariés) la production s'arrête le 17 mars et reprend progressivement fin mars sur la base du volontariat, en concertation avec les syndicats professionnels. Seules la direction et les fonctions support télétravaillent. Début mai, les usines K-Line fonctionnent en 2X8, avant les 3X8 à partir de fin mai.
Le groupe Cetih (7 sites en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire, 1 300 salariés), fabricant de portes et fenêtres, se prépare à la réouverture progressive de ses sites début avril : 80 % des salariés sont volontaires pour reprendre. Cette reprise se fait de manière concertée avec l'ensemble de la filière (le Snaf, l'organisation professionnelle représentative des fabricants et installateurs de menuiseries aluminium et l'Union des fabricants de menuiseries-UFME) et s'accompagne de mesures de sécurité sanitaire renforcées.
La menuiserie Janneau (effectifs groupe : 450 salariés) remet en route le 8 avril ses deux sites de production de portes et fenêtres en PVC, au Loroux-Bottereau (44) et à Saint-Germain-sur-Moine (49), à l'arrêt depuis le 18 mars. Seuls, environ 80 des 450 salariés permanents avaient poursuivi leur activité dont une majorité en télétravail : réceptions de marchandises, saisie de commandes, approvisionnements et services informatiques. Toutefois, l'entreprise se heurte à des difficultés de recrutement du personnel intérimaire habituel, formé et opérationnel, ce dernier s'étant tourné vers les secteurs recruteurs pendant le confinement, l'Agroalimentaire ou le médical par exemple.
Après trois semaines de fermeture totale, le siège des menuiseries Bouvet (49, Longuenée-en-Anjou) reprend son activité début avril. Moins de la moitié des 700 collaborateurs assurent une activité très partielle.
La menuiserie Batistyl (49, Maulévrier, 320 salariés) reprend progressivement sa fabrication de portes et fenêtres alu et PVC au 20 avril. Au niveau commercial, l'entreprise propose à ses clients la mise en place d'un service en télétravail de l'ensemble de ses équipes commerciales et un service drive pour récupérer leurs commandes disponibles en stock.
Océwood (85, Aizenay, 50 salariés), marque du groupe Océplast, fabricant d'équipements plastiques destinés à l'aménagement extérieur de l'habitat, à l'arrêt depuis le 20 mars, reprend sa production le 14 avril.
L'entreprise Véranda Rideau relance le 20 avril la production, de façon progressive et sur la base du volontariat, sur ses sites de fabrication de vérandas, à La Roche-sur-Yon (85, 210 salariés), et d'abris de piscine et d'abris de terrasse, à Saint-Mathurin (85, 52 salariés). Les itinérants (commerciaux, métreurs, poseurs) reprennent également.
Le groupe vendéen Akena vérandas (85, Dompierre-sur-Yon, 400 salariés), spécialisé dans la fabrication et la pose de vérandas, reprend entre 50 et 60 % de ses activités de production, d'installation et de vente le 14 avril. En juillet, le groupe vendéen, qui doit répondre à une forte croissance (+ 30 %) de ses ventes en vérandas depuis le déconfinement, annonce la reprise du numéro 1 français du marché de l'abri de piscine Abrisud, ainsi que la construction d'une 7e usine en Vendée en 2021 qui devrait générer une 30e d'emplois.

et sur des fabricants de matériels destinés à l'habitat :
À l'inverse de la filière menuiserie, le fabricant de mobilier hospitalier Villard Médical (72, Neuville-sur-Sarthe, 50 salariés) fait face à une hausse spectaculaire des commandes de chariots d'isolement et fait appel à la sous-traitance locale pour y répondre. Cela permet notamment aux ateliers de peinture Sofame (53) de rouvrir.
De même, l'usine Winncare (85, Saint-Paul-Mont-Penit, 125 salariés) fabrique depuis le début de l'épidémie 190 lits médicalisés par jour (contre 130 en temps normal) dans le cadre du plan blanc. La PMI, qui souhaite renforcer ses effectifs, se heurte à la difficulté d'embaucher des intérimaires.
Après 15 jours de fermeture, le groupe Atlantic industrie (85, La Roche-sur-Yon, 1 000 salariés), spécialisé dans les solutions de confort thermique (chaudières, chauffe-eau, pompes à chaleur...), reprend progressivement sa production sur la base du volontariat. Le point crucial reste le redémarrage des chantiers du neuf, impactés par le manque d'équipements de protection sanitaire des équipes d'installation.
Le fabricant d'équipements sanitaires Wirquin (44, Carquefou, 30 salariés) maintient sa production à 30 %, pour répondre à la demande en cours, et la logistique à 80 % grâce au stock de produits finis.
Le groupe Grolleau (49, Montilliers), fabricant de coffrets et d'armoires électriques en aluminium pour EDF, a réduit son activité avec 20 % de ses effectifs, puis a redémarré avec 70 % des 200 salariés sur place début mai. Le dirigeant espère embaucher de nouveaux intérimaires pour accompagner la reprise, à défaut de nouveaux salariés en CDI.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'aménagement et l'équipement de l'habitat. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : le Commerce de bouche
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : le Commerce de bouche
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur du Commerce de bouche.

Une filière artisanale très impactée qui se démène pour écouler ses productions
Les boulangeries ferment, rouvrent ou se réorganisent, avec une offre restreinte et des horaires différents, malgré le placement en chômage partiel d'une partie du personnel. Selon le président de la Fédération de la boulangerie-pâtisserie de la Sarthe, la perte de chiffre d'affaires va de 20 à 80 %, en raison de l'arrêt de production des pâtisseries, sandwichs, fournitures aux cantines et restaurants.
À Challans, une chaîne de solidarité se met en place pour que les chocolatiers puissent écouler leurs produits de Pâques, via les boulangeries et autres commerces de proximité. Au Mans, la plupart des points de vente de chocolats ferment leurs boutiques et renvoient leurs employés chez eux, alors que les chocolats de Pâques sont déjà produits depuis longtemps et que cette période représente d'un quart à un tiers du chiffre d'affaires annuel. D'autres chocolatiers rouvrent leurs boutiques avec des horaires restreints et/ou déploient dans l'urgence des solutions alternatives pour écouler leurs chocolats : livraison à domicile, expédition par La Poste, retrait à l'atelier…
Selon la chambre professionnelle des charcutiers de la Mayenne, les artisans charcutiers-traiteurs, qui ont perdu au minimum 30 % de leur chiffre d'affaires du fait de la raréfaction des clients, appliquent des mesures de chômage partiel.
Les Marchés d'intérêt nationaux (MIN) de Nantes et d'Angers ouvrent exceptionnellement leurs portes au grand public pour compenser le quasi-arrêt des livraisons (sauf auprès des maisons de retraite). Le 11 mai, le MIN de Nantes est de nouveau ouvert aux horaires habituels aux acheteurs professionnels. Les grossistes en fruits et légumes ont un bon niveau d'activité, puisqu'ils alimentent les Grandes et moyennes surfaces (GMS) assaillies de clients et livrent également à domicile.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : le Commerce de bouche. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : la grande distribution et les commerces de proximité
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : la grande distribution et les commerces de proximité
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur de la grande distribution et des commerces de proximité.

La distribution alimentaire : des commerces pas tous logés à la même enseigne
Les supermarchés et hypermarchés font face à une explosion des achats dans leurs surfaces ouvertes au public et les services "Drive", en dépit de personnels manquants pour raison de santé ou de garde d'enfants. De plus, ils doivent mettre en place plusieurs dispositions pour assurer la sécurité sanitaire des employés et des clients. Cependant, deux semaines après le début du confinement et en fonction de leur taille et de leur implantation, les Grandes et moyennes surfaces (GMS) ne sont pas toutes logées à la même enseigne : les hypermarchés connaissent plutôt une baisse de leurs ventes contrairement aux moyennes surfaces de proximité, pour qui l'activité décolle.
Un décret ministériel paru le 24 mars interdit la tenue des marchés, couverts ou non. Le préfet peut, dans certains cas, accorder une autorisation d'ouverture répondant "à un besoin d'approvisionnement de la population", notamment dans les communes sans autres points de vente alimentaires. Certains petits producteurs ou commerçants adoptent le commerce en ligne. Depuis le 30 mars, les dérogations se multiplient néanmoins (69 autorisations en Loire-Atlantique sur 158 marchés habituels), avec une quinzaine de marchands au maximum et des conditions drastiques de sécurité.
Les commerces de proximité pâtissent de la ruée presque exclusive des consommateurs vers les grandes surfaces de distribution et de nouvelles habitudes de consommation qui privilégient les produits de longue conservation, au détriment des produits frais. Pour trouver un nouveau souffle, les commerçants de proximité rivalisent d'imagination et stimulent des pratiques peu courantes chez ces professionnels : vente par Internet avec paiement en ligne, réseaux sociaux, drive, paniers groupés, ventes directes, click and collect… Pour sauver les emplois et garder un bout d'activité, ils ont dû acquérir de nouvelles compétences (numériques, logistiques…).
Les acteurs territoriaux se mobilisent pour soutenir le commerce de proximité.
Le Conseil régional des Pays de la Loire finance et coordonne avec la Chambre d'agriculture le développement de boutiques en ligne pour les producteurs de produits frais dont les circuits de distribution sont fermés. Les initiatives locales sont référencées sur le site www.approximite.fr, alimenté en continu par la Chambre régionale d'agriculture.
La communauté de communes Châteaubriant-Derval soutient les producteurs locaux et les commerçants de proximité en publiant une carte interactive sur son site web.
Pour soutenir les producteurs angevins, la marque territoriale Produit en Anjou, qui regroupe plus de 130 entreprises du Maine-et-Loire et 2 800 emplois, lance une gamme de colis alimentaires, avec le soutien du Marché d'intérêt national (MIN) d'Angers et de la Chambre d'agriculture. Elle élargit également ce réseau de vente aux produits horticoles.
ÔsezMauges tourisme et développement met en avant ses producteurs locaux, épiceries de proximité, restaurateurs et marchés pour soutenir l'économie et les entreprises locales en publiant une carte interactive sur son site web.
Le Centre d'initiative pour valoriser l'agriculture et le milieu rural (Civam Bio 53) met en ligne une carte interactive pour promouvoir les produits et lieux de vente de ses 500 producteurs et artisans mayennais (boulangers, bières, fromagers…).
Sous le nom de Place à la solidarité, le Département de Vendée et le site Place Vendée proposent aux producteurs, artisans et commerçants vendéens de vendre gratuitement en ligne. Le site Place Vendée, ouvert début 2020, a vu son trafic multiplié par dix et ses ventes par cinq. Depuis le 2 avril, 65 nouvelles demandes d'adhésion se sont ajoutées aux 60 entreprises déjà adhérentes.
La CCI de Vendée et "La Petite distrib" mettent en ligne une cartographie qui recensent les commerces ouverts en Vendée pendant le confinement (environ 200 professionnels vendéens inscrits).

La distribution hors alimentaire : une filière du Commerce particulièrement impactée par les mesures de confinement
Fermées au public, certaines enseignes de bricolage ont mis en place un service de retrait sans contact.
Le groupe Herige (85, siège à l'Herbergement, 2 400 salariés dans le grand Ouest) rouvre le 23 mars 40 % des agences sous l'enseigne VM Matériaux et 40 % des centrales à béton, à destination des clients professionnels, après avoir fermé l'intégralité de ses sites le 17 mars. Le groupe doit jongler entre un nombre limité de salariés (840) et des mesures de chômage partiel.
Pour les petites enseignes d'électroménager, si les magasins sont désormais fermés au public, les dépannages et les achats d'appareils en ligne sont toujours possibles. Pour autant, elles pâtissent de la concurrence des grandes surfaces.
D'autres commerces indépendants (librairies, vêtements, vente de jeux de sociétés…), poussés par la concurrence des plateformes internet et de la grande distribution misent également sur la vente en ligne, la livraison à domicile ou le drive.
Dans les jardineries, seuls les rayons "alimentation animale" sont autorisés à ouvrir, à une saison où elles réalisent normalement leur plus haut chiffre d'affaires sur la vente des végétaux, semences, terreaux… Pour tenter de limiter la casse, la préfecture de Loire-Atlantique autorise les services Drive des jardineries déjà ouvertes pour cause d'activité animalière, à écouler ces produits végétaux.
Suite au décret du 24 avril 2020, les magasins de tissus et accessoires de mercerie, devenus commerces de première nécessité, sont autorisés à rouvrir pour aider les entreprises, collectivités et particuliers à réaliser des masques. Pendant la période de confinement, l'activité ne s'était pas arrêtée grâce aux drives et livraisons.
La vente à domicile a perdu 70 % du chiffre d'affaires, d'après la Fédération de la vente directe. Cela concerne en France 450 000 personnes exerçant sous le statut particulier de Vendeur à domicile indépendant (VDI). Selon ce statut, les vendeurs ont l'obligation de rencontrer leurs clients à domicile. Alors que des discussions étaient déjà en cours avec le gouvernement avant le confinement pour réformer cette pratique, la fédération espère faire évoluer les conditions d'utilisation du statut par tous les moyens possibles (démonstrations par visio-conférence notamment).
Quasi à l'arrêt depuis avril (chute de ventes des voitures neuves de -76 % en Sarthe notamment comparé à avril 2019), le marché automobile redémarre en trombe à la mi-mai, selon les chiffres du Conseil national des professions de l'automobile (CNPA) des Pays de la Loire. Pour autant, contrairement au secteur des particuliers, le marché professionnel concernant les ventes de véhicules aux sociétés reste toujours figé. Dans l'intervalle, si le chômage partiel s'est répandu dans la profession, certains concessionnaires ont imaginé un parcours client "sans contact" pour amortir le choc : visioconférence avec les commerciaux, vidéo des véhicules, parc digitalisé…

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Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'entretien mécanique de véhicules
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'entretien mécanique de véhicules
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur de l'entretien mécanique de véhicules.

Une filière en surchauffe lors du déconfinement, mais une pénurie de talents ralentit l'activité.
Les garagistes (6 307 entreprises de réparation automobile en Pays de la Loire, dont 95 % emploient moins de dix salariés) font partie des commerces autorisés à ouvrir. Mais beaucoup n'assurent plus que les urgences, faute de pièces détachées disponibles et de demande. Avec le déconfinement, la plupart des garagistes voient les rendez-vous se multiplier sur plusieurs semaines, que ce soit pour des dépannages ou un entretien régulier. Avec cet afflux, ils espèrent voir leur chiffre d'affaires grimper à 60, voire 70 % pour l'activité de réparation en mai. Fin juin, les entreprises artisanales spécialisées dans l'automobile ou le machinisme reprennent un bon niveau d'activité, mais trouvent difficilement des salariés et des apprentis à former. Tous les métiers liés à l'entretien mécanique sont alors en tension : la demande concerne des secteurs aussi divers que la mécanique agricole, l'entretien des machines pour les espaces verts, la mécanique auto et ses spécialités carrosserie et peinture. Même si des mesures nationales favorisent le recours à l'apprentissage, la crise n'a pas facilité la prise de contact entre les jeunes et leurs employeurs. Les jeunes n'ont pas postulé dans les entreprises et, du côté des entreprises, l'apprentissage n'a pas été la priorité.
Les centres de contrôle technique sont aussi au ralenti pendant le confinement et mettent du personnel au chômage partiel. Ils assurent en priorité les contrôles des véhicules prioritaires, tels les poids-lourds dédiés au transport des marchandises de nécessité. Avec la fin du confinement, les centres agréés sont pris d'assaut.
Les entreprises de mécanique agricole ont dû s'adapter : chômage partiel pour les commerciaux, poursuite d'activité pour les mécaniciens des services entretien, magasins de pièces détachées fermés pour les clients, vente des seuls matériels agricoles en stock.
Suite à l'opération Coup de pouce vélo, orchestrée par le gouvernement pour booster le déplacement sur deux-roues en période de déconfinement, les plannings de réparation des réparateurs de cycles sont pleins pour des semaines. Décathlon, notamment, a dû embaucher en urgence cinq réparateurs sur ses deux sites angevins. Pour répondre à une forte demande de réparation de cycles, la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, annonce le 14 mai la création d'une académie des métiers du vélo qui formera 250 mécaniciens vélo dans les prochains mois.

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Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : les Services à la personne
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : les Services à la personne
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur des Services à la personne.

Tour d'horizon de la situation de quelques entreprises en Pays de la Loire
Chute d'activité énorme pour ce secteur en début de pandémie, mais de nouvelles demandes affluent : gardes d'enfants, remplacement d'intervenant à domicile, nouveaux services de portage…
L'ADMR La Moine (49, Sèvremoine) a suspendu les heures d'entretien du logement et la garde d'enfants, mais continue à intervenir au domicile des plus fragiles, personnes âgées ou en situation de handicap. L'ADMR Vallon chemillois (49, Chemillé-en-Anjou, 25 salariés), a placé 9 employées au chômage partiel, du fait d'une diminution de 50 % de son activité. Pour l'ADMR de Château-Gontier (53), l'activité est ainsi passée d'environ 700 à 200 heures de travail par semaine. En Vendée, l'activité de l'ADMR a diminué d'environ 50 %. La direction départementale maintient néanmoins sa campagne de recrutements d'aides à domicile et d'aides-soignants.
L'association de services à domicile (aide à domicile, ménage, téléassistance…) Amapa (72, Le Mans et la Flèche, 145 salariées), qui déclare un absentéisme de 25 %, a vu son activité baisser de 20 % en mars et de 38 % en avril.
L'association Aide à domicile et emplois familiaux (Adef) de Rezé (44, 170 salariés), dont aucune employée n'a exercé son droit de retrait, se concentre sur l'aide aux plus vulnérables, personnes âgées, handicapées ou malades et sur les interventions prioritaires.
Le groupe manceau de services à la personne OuiCare (72, 14 000 salariés chez O2) annonce que 80 à 90 % de ses 6 000 collaborateurs sont sur le pont. Pour venir en appui, la direction régionale de Pôle emploi recherche des auxiliaires de vie pour aider les personnes dans certaines tâches vitales car plusieurs sociétés doivent faire face à l'afflux des demandes d'accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap. Une quarantaine de postes sont à pourvoir en Loire-Atlantique notamment et la situation perdure à la fin de l'été 2020 sur l'ensemble des Pays de la Loire.
L'Association de conseil et d'aide au devenir de l'enfant et de l'adulte (Acadea), qui gère cinq établissements en Sarthe (La Flèche, Sablé-sur-Sarthe et Mamers), assure l'accompagnement de jeunes et d'adultes présentant un handicap psychique. Alors qu'un quart de son personnel est en arrêt, l'association a besoin de personnels supplémentaires pour intervenir dans les secteurs de l'éducation, de l'animation ou du handicap. Des CDD ou des conventions de bénévolat sont proposés et signés.
La société angevine Générale des services (65 agences en France, 2 000 salariés), spécialisée dans les services à la personne, établit un partenariat national avec les magasins Monop' et l'opérateur bancaire Nickel pour un service de courses et de livraison à domicile dans une quinzaine de villes.
Les salons de coiffure sont autorisés à reprendre leur activité le 11 mai. Dans le cadre du protocole national de déconfinement, des fiches conseils sanitaires, élaborées par les partenaires sociaux de la branche et validées par le gouvernement régissent les mesures de prévention à adopter pour protéger la santé des clients et des professionnels de la coiffure.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : les Services à la personne. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Hôtellerie-Restauration
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Hôtellerie-Restauration
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur de l'Hôtellerie-Restauration.

Un secteur sinistré bien au-delà de la phase de déconfinement
En phase 1 et phase 2 du confinement, la plupart des traiteurs et restaurateurs sont au chômage partiel et renforcent dans certains cas leur activité de portage à domicile et de plats à emporter, en utilisant des procédures de livraison sans contact.
À titre d'exemple, le groupe angevin Restoria (49 et 85, 850 salariés), spécialisé dans la restauration collective, voit son activité chuter de 70 % depuis le début du confinement, avec la fermeture des établissements scolaires. En revanche, sa filiale Poivre et Sel (49, Cholet, 18 salariés et 18 intervenants d'Adapei 49) connaît une augmentation de 20 % de son activité de préparation et portage de repas à domicile des personnes âgées. 70 % de ses effectifs ont été néanmoins placés en chômage partiel.
Après deux mois de fermeture, les cafés et restaurants sont autorisés à rouvrir le 2 juin 2020 en respectant certaines règles de distanciation. Idem pour la restauration collective en entreprise, les résidences logement…
Quant aux hôtels, ils n'ont pas l'obligation de fermer, mais ils y sont contraints, faute de clients. L'État prend en charge le chômage des salariés concernés. Les établissements restés ouverts appartiennent le plus souvent à des chaînes hôtelières, qui répondent à des normes établies et peuvent plus facilement mettre en place les protocoles. Ils reçoivent surtout des clients obligés de se déplacer dans le cadre de la situation d'urgence ou, pour certains hôtels, du personnel soignant à titre gracieux.
Gîtes, chambres d'hôtes, hôtels, centres d'hébergement… rouvrent progressivement en s'adaptant aux normes sanitaires. À la veille de l'été, ils espèrent profiter d'un tourisme plus local, mais qui ne compensera pas totalement les annulations de séminaires professionnels, de colonies de vacances, de la venue de touristes étrangers…

La profession alarme sur les conséquences dramatiques du confinement.
Catherine Querard, présidente du Groupement national des indépendants-hôtel, café, restaurants (GNI-HCR) évoque une estimation de 30 % de défaillances d'entreprises de ce secteur en Bretagne Pays de la Loire. Selon le même syndicat professionnel, 11,4 % des établissements ligériens ne seront pas capables de rouvrir lors du déconfinement et 55 % ne savent pas ce qu'ils vont devenir, leur survie étant liée à la date de réouverture autorisée. Alors que le secteur représente 19 % des 18 000 recrutements annuels saisonniers, l'impact de la crise va directement concerner ces emplois.
L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) de Loire-Atlantique prévoit la disparition de 30 % d'établissements, sur les 3 737 restaurants, 574 hôtels, 1 598 débits de boissons dont 36 discothèques que compte le département.
L'UMIH de Vendée comptabilise la fermeture de 98 % des hôtels et de la totalité des restaurants dans le département (l'activité en livraison ou à emporter étant marginale).
L'Union nationale du tourisme social (Unat) déclare la fermeture des 70 établissements ligériens.
Franck Chadeau, président de la fédération de l'hôtellerie de plein air de Vendée, estime une baisse de chiffre d'affaires annuel de 20 à 30 % pour les campings vendéens et compte 15 % de saisonniers en moins en 2020.
Pour les Gîtes de France situés en Pays de la Loire, la tendance des réservations se situe à - 90 % par rapport à 2019.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Hôtellerie-Restauration. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Enseignement et la Formation professionnelle
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Enseignement et la Formation professionnelle
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur de l'Enseignement et de la Formation professionnelle.

L'Éducation nationale : l'enseignement à distance généralisé
À l'Université du Mans, les enseignants-chercheurs et l'ensemble de l'équipe pédagogique assurent la continuité pédagogique pour les 12 000 étudiants du campus. Les cours à distance sont généralisés, grâce à un outil de classe virtuelle. Idem pour l'Université d'Angers (UA), qui poursuit ses cours via des visioconférences et la mise en ligne des cours. L'UA organise également les 2 000 examens de fin d'année à distance pour 95 % des étudiants.
Olivier Laboux, président de l'Université de Nantes, annonce le 7 avril que le campus ne réouvrira pas ses portes d'ici fin juin. Les examens de fin d'année seront organisés à distance avec un contrôle des connaissances. Les stages peuvent être reportés à la rentrée de septembre.
Les Ateliers Canopé de la région Bretagne et Pays de la Loire proposent des formations en ligne gratuites à destination des enseignants, animées par des médiateurs, pour faciliter la continuité pédagogique via des classes virtuelles.

Les auto-écoles : une filière à l'arrêt
Les auto-écoles, qui ont dû arrêter les cours de conduite, poursuivent seulement les séances de code routier par le web. Tous les examens de permis de conduire, prévus en mars et avril, sont décalés au 8 juin. La problématique du manque de places et d'inspecteurs, déjà présente avant la crise sanitaire, plane sur toute l'organisation. Les cours de conduite sont autorisés à reprendre le 11 mai. Selon une étude du ministère de l'Intérieur, près de 30 % des 12 000 auto-écoles risquent de mettre la clef sous la porte avant le 31 décembre 2020. Seules celles installées depuis longtemps devraient passer le cap

Des formations professionnelles innovantes pour faire face à la pandémie
À l'exemple de Twin médical (49, Les Ponts-de-Cé), société spécialisée dans les solutions pédagogiques et les simulations pour la formation dans le monde de la Santé : elle met au point une solution qui permet, pour les médecins et les infirmiers, de se mettre en situation de diagnostiquer un cas clinique : celui de patients virtuels suspectés d'infection par ce virus. L'objectif est de réduire l'impact des erreurs de raisonnement ou de traitement lors des diagnostics.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'Enseignement et la Formation professionnelle. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'informatique et le numérique
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'informatique et le numérique
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur de l'informatique et du numérique.

Un secteur en plein essor freiné dans son élan
Selon une enquête réalisée par ADN Ouest auprès de ses adhérents entre le 15 et le 22 avril, plus de 70 % des entreprises du numérique de Pays de la Loire ont subi une baisse d'activité depuis le début du confinement. Pour 50 % d'entre elles, l'impact sur le chiffre d'affaires se situera entre 10 % et 30 %. Côté recrutement, 50 % des entreprises diffèrent leurs projets, mais 37 % confirment leur engagement. La quasi-totalité des structures ont mis en place le télétravail et 80 % des effectifs l'ont pratiqué.

Enseignement à distance, télédiagnostic médical, services de vente en ligne, outils collaboratifs de télétravail… : une période riche en innovations numériques
L'éditeur nantais Kosmos (100 salariés), l'un des leaders français des Environnements numériques de travail (ENT), doit faire face à un "tsunami" de connexions lié à l'explosion de l'enseignement à distance : plus de 400 millions de requêtes, 2,5 millions de mails, des pics de visites cinq fois supérieurs à un jour normal, des temps de session triplé… Le dirigeant témoigne "être passé au pied levé d'un appui à l'enseignement présentiel à une dimension de formation à distance massive". Le dirigeant espère profiter de cette conjoncture pour accélérer le développement de son entreprise dans le secteur privé et la formation professionnelle, ainsi que sur les marchés internationaux. Par ailleurs, engagé dans les Programmes d'investissement d'avenir (PIA), Kosmos est nommé lauréat de l'appel à projets du PIA Orientation, grâce à un service numérique destiné à rendre plus lisible l'offre de formation des universités et à faciliter l'orientation des lycéens.
Dans le domaine médical, la startup nantaise Divoluci édite une plateforme d'orientation et de gestion des urgences entre des professionnels de santé et des patients atteints ou suspects de Covid-19. Concrètement, le médecin, le pharmacien ou l'infirmière libérale peuvent répondre sur la plateforme à un scénario de questions qui permet d'estimer précisément la pathologie et son degré d'urgence, puis d'orienter le patient vers le bon service de l'établissement hospitalier. Au total, la plateforme est en capacité de gérer jusqu'à 4 000 nouveaux cas par jour. Autre initiative : développée conjointement avec l'Inserm et la SNCF, la plateforme téléphonique d'aide au dépistage du Covid-19 AlloCovid (0 806 800 540) lancée le 27 avril fait appel à l'expertise d'Allo-Media, une start-up parisienne, dont le service R&D est basé au Mans. Quant au groupe Syd (44, Saint-Herblain), il met à disposition gratuitement des hôpitaux de Vendée un logiciel de télédiagnostic.
Pour créer des débouchés de vente aux commerçants en panne de clients "directs", plusieurs initiatives fleurissent pour favoriser la vente en ligne. Spécialisée en services informatiques et téléphonie, la PME Mixtrio (72, Saint-Pavace) propose la création gratuite de sites de vente en ligne pour les restaurateurs qui souhaitent maintenir une activité de vente à emporter. Dans le même esprit, et en collaboration avec Angers French Tech et la CCI du Maine-et-Loire, la start-up Wishibam édite le 12 avril la plateforme d'e-commerce angersshopping.com à l'échelle de la ville d'Angers, qui met en ligne des produits d'une centaine de commerçants de proximité locaux. Au 20 avril, 200 commerçants étaient déjà inscrits. Même initiative solidaire d'une agence de communication saumuroise, qui lance la plateforme internet conso-locale.com destinée à répertorier une centaine de producteurs locaux avec leurs produits, coordonnées, emplacement géographique et leurs possibilités de livraison.
Alors que le télétravail devient une alternative incontournable au travail en entreprise, de nombreux outils collaboratifs tirent profit du contexte de crise sanitaire. Pour apporter des solutions au télétravail imposé, l'agence web nantaise Dailycom lance Visio4you, un service simple de visioconférence capable d'une ouverture 8 heures à la suite, avec un maximum de 1 000 personnes en ligne. Coment, une autre jeune pousse nantaise, avait mis au point en août 2019 une application qui permettait de centraliser, relire, valider et commenter facilement tous les documents par une équipe. Avec le télétravail en forte progression, la demande explose : 12 millions de personnes dans le monde l'utilisent via la messagerie d'équipe Slack.
Des acteurs du numérique ligériens sont retenus par le secrétaire d'État chargé du numérique et le ministère de la Santé pour leur offre de web services à destination des professionnels (plateformes de télétravail) et particuliers (services collaboratifs) pour faciliter leur quotidien.
Pour favoriser les déplacements à vélo dans le cadre du déconfinement, la startup vendéenne O°code va contribuer au plan de 20 M€ lancé par le ministère de la Transition écologique : elle développe une plateforme web à destination des réparateurs agréés et des usagers, dont l'objectif est d'enregistrer des remises en état dans un registre sécurisé contre octroi d'un forfait de 50 € pour les cyclistes).

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : l'informatique et le numérique. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.
Consulter l'enquête sur le site d'Adnouest.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : Banque, finance, gestion comptable et immobilière
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : Banque, finance, gestion comptable et immobilière
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur Banque, finance, gestion comptable et immobilière.

Banque et finance : des professionnels très sollicités par les entreprises en mal de trésorerie
Experts-comptables et banquiers connaissent une forte demande des dirigeants d'entreprises, que ce soit sur la gestion de leur trésorerie ou du chômage partiel, mais aussi pour l'obtention du Prêt garanti par l'Etat (PGE), mis en place par le gouvernement pour apporter la trésorerie nécessaire aux entreprises en grande difficulté. Les agences restent ouvertes avec un système de rotation entre les équipes. Elles doivent assurer, dans le cadre du télétravail, la sécurité des opérations bancaires.
Au Crédit agricole Atlantique Vendée, 89 sur 172 agences restent ouvertes au public sur des créneaux dédiés et 33 % des salariés télétravaillent. Au 20 avril, la banque régionale a accepté 98 % des demandes de Prêt garanti par l'Etat (PGE), soit 1 316 PEG accordés pour un montant total de 232 M€. La Banque CIC Ouest annonce avoir validé plus d'1 Md€ de crédits PGE en seulement 4 semaines au bénéfice de 5 500 clients (77 % vers les moyennes et grandes entreprises et 23 % vers les TPE, indépendants, artisans, commerçants, agriculteurs…), avec un taux de refus de 2 à 3 %. Quant à la Financière des paiements électronique (Fintech) Nickel (220 salariés à Nantes), à l'origine du compte sans banque qui s'ouvre chez un buraliste sans conditions de revenus ou de dépôts, elle redémarre de plus belle après le confinement et annonce 400 recrutements d'ici 2023 pour accompagner son développement en France et en Europe.
Les experts-comptables ligériens lancent leur plateforme SOS Covid-19 destinée aux entreprises touchées par la crise du coronavirus. Ce service d'urgence permet à une entreprise d'entrer gratuitement en contact avec un expert-comptable de son département. Celle-ci peut alors bénéficier de réponses de premier niveau à ses interrogations comptables, financières, fiscales, sociales ou juridiques à la lumière des décisions du Gouvernement. Au 20 avril, un bilan permet d'établir que 40 % des questions concernent le fonds de solidarité et 30 % le chômage partiel.

L'immobilier : un secteur en quasi-arrêt qui a dû dématérialiser ses démarches
Concernant l'activité des agences immobilières (et activités liées : courtiers, diagnostiqueurs, notaires…), la vente d'immeubles est à l'arrêt et les locations génèrent 10 % de l'activité habituelle selon la Fnaim 44, fédération qui représente 300 agences immobilières en Loire-Atlantique. Les transactions sont en effet bloquées par le confinement : actes en attente, suspension des états des lieux et visites (sauf par vidéo), difficultés à réunir les documents obligatoires, tels les certificats d'urbanisme, les relevés d'hypothèque, les diagnostics thermiques du logement… Du chômage partiel est mis en place et seuls ceux qui s'occupent de la gestion locative conservent une partie de leur activité en télétravail. Pour autant, la crise aura permis de pousser la dématérialisation dans ces métiers : visites virtuelles, actes électroniques, visioconférences…

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : Banque, finance, gestion comptable et immobilière. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.
En savoir plus sur le PGE sur le site du Gouvernement.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : Justice et Droit
[Dépêche] Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : Justice et Droit
La crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de confinement décidées par l'État français du 17 mars au 11 mai 2020 ont durement touché l'économie ligérienne. Les entreprises ont dû adapter leur activité, quel que soient leur secteur d'activité, leur taille et leur niveau de croissance d'avant-crise.
À partir d'une veille menée par le Cariforef Pays de la Loire auprès de la presse quotidienne régionale du 14 mars au 31 juillet 2020, voici une rétrospective du secteur Justice et Droit.

Les tribunaux : des suspensions d'audiences, mais poursuite de l'activité des magistrats en télétravail et dématérialisation des procédures
Le barreau de Nantes met en place un système de consultations d'orientation juridique gratuite, afin de permettre la continuité de l'accès au droit, plus particulièrement destiné "aux chefs d'entreprise, salariés, libéraux, commerçants, artisans et bien évidemment aux particuliers" déclare Bruno Carriou, bâtonnier du barreau de Nantes. La suspension des audiences publiques bloque la notification des décisions à la cour administrative d'appel de Nantes. Pour autant, 31 des 33 magistrats et la quarantaine d'agents de greffe de la cour télétravaillent : l'étude des dossiers se poursuit dans des conditions presque normales.
En Mayenne, Nicolas Dirickx, le bâtonnier de Laval, alerte néanmoins sur les difficultés financières probables à court terme des avocats : les facturations sont bloquées en raison de l'absence d'audiences au tribunal et de la suspension de la délivrance des attestations de fin de mission.
À Saumur, le tribunal poursuit son activité en mode dégradé : suspension des audiences pour les dossiers civils et mise en place de circuits écrits ou reportés, maintien des permanences pénales et audiences liées aux affaires pénales avec les seules personnes directement concernées.
Officiellement, après une fermeture de deux mois, l'activité judiciaire reprend le 11 mai, avec une ouverture au public et un redémarrage des audiences en mode dégradé à compter du 18 mai.
Aux tribunaux d'Angers et de Cholet, la priorité est donnée aux affaires civiles traitées par les juges des enfants, des affaires familiales et des tutelles. Au pénal, l'utilisation de la visioconférence va se poursuivre. Les audiences du pôle social restent suspendues jusqu'à septembre. Dans un certain nombre de procédures, des dépôts de dossier sans audience continueront et la dématérialisation devrait devenir de plus en plus courante.
Le tribunal du Mans reprend les audiences avec les seules personnes convoquées à compter du 25 mai, pour les affaires pénales et civiles. Une nouvelle session d'assises se tient du 26 juin au 10 juillet.
Au tribunal de Nantes, le président assure seul toutes les audiences par téléphone ou en visioconférence, pour limiter les déplacements des 34 juges. À partir du 4 juin, les audiences de jugement redeviennent collégiales, avec trois juges. Mais le tribunal numérique restera la règle, même pour les procédures collectives qui traitent des faillites, au moins jusqu'à la fin juillet.

Notaires, huissiers et autres professionnels du Droit : des activités quasiment suspendues ou au ralenti
Dès le 16 mars, à cause d'un marché immobilier à l'arrêt, les offices notariaux fonctionnent en activité très partielle. La possibilité donnée par décret d'établir un acte notarié sur support électronique se heurte à la nécessaire maîtrise de l'outil numérique. Les notaires bouclent les dossiers en cours, sans en accepter de nouveaux, alors que trois mois sont nécessaires pour conclure un dossier de vente.
En bout de chaîne de la justice, l'activité des huissiers est réduite d'environ 90 %. Seules les urgences sont traitées, c'est-à-dire les actes soumis à un délai de procédure qu'il faut absolument respecter, ainsi que les constats pour les entreprises, qui doivent justifier de la mise en place des mesures sanitaires à l'égard du personnel ou des clients pour continuer de travailler. Une grande partie des huissiers et collaborateurs sont au chômage technique.
Les deux commissaires-priseurs de l'hôtel des ventes Talma, à Nantes, réalisent les ventes aux enchères à huis clos avec retransmission via le web, ce qui permet à plus d'acheteurs potentiels d'y assister et de multiplier les ventes.

Covid-19. L'impact sur les filières économiques en Pays de la Loire : Justice et Droit. - Cariforef des Pays de la Loire. - 2020.

Lancement de la plateforme "Renfort RH crise" en Pays de la Loire
[Dépêche] Coronavirus : avec la plateforme "Renforts-RH crise", l'ARS Pays de la Loire lance un nouvel appel à la mobilisation de volontaires
Le contexte épidémique Covid-19 a nécessité, depuis mars 2020, le déploiement de renforts humains. Entre mars et mai, plus de 3 000 étudiants et plus de 620 professionnels volontaires ont été affectés en renfort au sein des établissements sanitaires et médico-sociaux des Pays de la Loire via les réserves régionales de mobilisation des étudiants en santé et des professionnels.
À compter du 2 juin, la mobilisation s'est poursuivie pour la période estivale avec la plateforme d'emplois étudiants "Josette" (JObs Santé l'ETE) pour mettre en relation les établissements et les étudiants. Plus de 1 700 étudiants et plus de 250 établissements en particulier médico-sociaux (EHPAD, SSIAD…) se sont inscrits sur la plateforme. Près de 900 offres d'emploi ont été publiées
Pour parer une éventuelle seconde vague, le ministère de la Santé et des Solidarités et l'Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire lancent à nouveau un appel à la mobilisation des professionnels de santé et agents hospitaliers volontaires pour renforcer les effectifs des établissements de santé.
Les volontaires sont invités à remplir un formulaire sur la plateforme "Renforts-RH crise". À partir des informations collectées, les structures prendront contact avec les professionnels inscrits.

Lancement de la plateforme "Renfort RH crise" en Pays de la Loire. - Agence régionale de santé des Pays de la Loire. - 2020.
En savoir plus sur le site de l'ARS.

Crise du Covid-19 : pas de retour à la "normale" ! Dossier de presse
[Monographie] Coronavirus : la Fédération nationale des étudiants infirmiers publie les résultats d'une enquête sur leur mobilisation pendant la crise
Dans son enquête publiée le 24 août 2020, la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) révèle que 81 000 étudiants en soins infirmiers et en pratique avancée (85 % des effectifs) se sont mobilisés dans les établissements de santé. Cette mobilisation s'est surtout faite au travers des stages : 40 000 étudiants ont subi un allongement ou une modification de leur période de stage pour pallier le manque de personnel.
Le rapport apporte un éclairage sur la mobilisation massive des étudiants, non sans avoir subi une discontinuité pédagogique, l'insécurité au travail et un manque d'encadrement et de matériel.
Il aborde également le cas des étudiants en promotion professionnelle (financés par un employeur), dont un tiers d'entre eux ont dû renforcer les équipes présentes et modifier leur planning de formation.

Crise du Covid-19 : pas de retour à la "normale" ! Dossier de presse. - Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers. Fnesi. - Montrouge : FNESI, 2020. - 32 p.
Accéder au site de la Fnesi.
Consulter le document

Tourisme : les professionnels de la côte s'en sortent bien malgré le Covid
[Article] Les professionnels ligériens du tourisme témoignent d'un bilan contrasté de la saison
L'observatoire régional du tourisme des Pays de la Loire a dévoilé le 26 août 2020 le bilan de la saison touristique estivale dans les Pays de la Loire, issu d'une enquête menée auprès de 6 000 professionnels du tourisme, à laquelle 800 ont répondu. Si ceux installés sur le littoral s'en sortent convenablement malgré la crise sanitaire, pour les autres, les chiffres sont mauvais.
Les séjours ont été en moyenne plus courts que les années précédentes, mais les dépenses ont augmenté, notamment celles dédiées aux activités dans les 750 lieux de visites régionaux.
La chute de fréquentation des étrangers (- 70 %) a plus touché le tourisme urbain (baisse enregistrée par 65 % des professionnels), dont 86 % des hôtels. Pour cette même raison, le tourisme rural accuse aussi une baisse de 55 %. En revanche, 60 % des professionnels du littoral interrogés déclarent avoir une activité identique, voire meilleure qu'en 2019.
L'économie du tourisme a aussi bénéficié d'un regain d'intérêt des Ligériens pour leur région en cette période post-confinement : 31 % des touristes français ayant visité la région sont originaires des Pays de la Loire, 24 % des régions limitrophes, 20 % d'Île de France et 25 % d'autres régions.
Côté hébergement, les gîtes et les plateformes en ligne semblent avoir été plébiscités, au détriment de l'hôtellerie traditionnelle et des campings (baisse du chiffre d'affaires pour 75 % d'entre eux).
Parmi les motifs de satisfaction, les professionnels ligériens saluent la mobilisation des collectivités territoriales pour attirer la clientèle française et évoquent le succès des activités de plein air, en particulier l'agritourisme et le cyclotourisme (+ 30 % pour "Loire à vélo").
Plus globalement, 86 % des professionnels estiment une perte d'au moins 30 à 40 % de leur chiffre d'affaires pour 2020 et 25 % d'entre eux déclarent craindre pour la pérennité de leur entreprise. Par ailleurs, l'arrière-saison reste un sujet de préoccupation, notamment avec le tourisme d'affaires, qui représente une économie essentielle pour les acteurs du tourisme.

Tourisme : les professionnels de la côte s'en sortent bien malgré le Covid. - CABANAS Éric. - Presse océan, s.n., 26 août 2020.

Services à la personne : une nouvelle formation pour les encadrants intermédiaires
[Article] Services à la personne : une nouvelle formation pour les encadrants intermédiaires
La Fédération française des entreprises de services à la personne et de proximité (Fédésap) a mis sur pied avec le groupe IGS formation continue un "bachelor manager opérationnel" afin de former les encadrants intermédiaires du secteur. Une réponse à un besoin, alors qu'aucun bac + 3 n'existait pour le domaine, et à la crise du Covid-19 qui a mis en lumière le rôle essentiel de ces professionnels opérationnels, coordinateurs de projets et interlocuteurs privilégiés des différents acteurs.
Les candidats, ayant un minimum de cinq d'expérience professionnelle, recevront 280 heures de cours, dont une cinquantaine en e-learning et obtiendront un titre RNCP de niveau 6 (anciennement niveau II). La formation sera divisée en quatre blocs de compétences : la conduite des projets d'entreprise, le management des équipes, l'innovation et le développement commercial, et le pilotage des activités économiques. Elle pourra bénéficier d'un triple financement : Opérateur de compétences (Opco), Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et Pôle emploi.
Il existe en France 5 500 entreprises de services à la personne avec au moins un salarié, "soit au moins 4 000 responsables de secteur qui peuvent potentiellement être intéressés par cette formation", comptabilise la Fédésap. Le secteur est en effet constitué de 5 % de dirigeants, de 15 % d'encadrants et de 80 % d'opérationnels.

Services à la personne : une nouvelle formation pour les encadrants intermédiaires. - TANNEAU Lucie. - Entreprise & carrières, 1494, du 14 au 20 septembre 2020. - p. 15.

Des vacances pour toutes et tous. Quel avenir pour le tourisme social en Pays de la Loire ?
[Monographie] Le Ceser des Pays de la Loire entend susciter une politique régionale qui valoriserait le tourisme social
Après une définition du tourisme social ("champ d'activités non lucratives le plus souvent associatif et relevant de l'économie sociale et solidaire"), cette étude donne à voir les aspects sensibles sur lesquels l'action publique se doit d'intervenir pour favoriser les départs en vacances pour tous et soutenir les acteurs de ce secteur.
Sur le champ de l'emploi et de la formation, il est notamment question de consolider l'emploi et développer les parcours de formation : des métiers différents, l'encadrement des mineurs, la mutualisation des formations, la formation comme trait d'union entre les salariés et les bénévoles.
Parmi les préconisations avancées par le Ceser, la valorisation d'une filière professionnelle dédiée au tourisme social est soumise avec :
- la mise en place d'une politique régionale et interrégionale de formation professionnelle adaptée aux enjeux et incitative,
- la valorisation des métiers du tourisme social par l'instauration d'un forum régional annuel,
- la reconnaissance de la nécessité d'articuler bénévolat et salariat.
L'étude propose aussi un état des lieux du tourisme en Pays de la Loire (44 300 à 64 900 emplois selon les saisons, 14 100 entreprises touristiques, bassins d'emploi, caractéristiques) et plus particulièrement du tourisme social. Elle aborde aussi les impacts de la crise économique sur le secteur liée au Covid-19.

Des vacances pour toutes et tous. Quel avenir pour le tourisme social en Pays de la Loire ?. - Conseil économique social et environnemental régional des Pays de la Loire Ceser Pays de la Loire, DESCARPENTRIES Sophie. - Nantes : CESER PAYS DE LA LOIRE, 2020. - 106 p.
Accéder à l'étude sur le site du Ceser Pays de la Loire.

Prêt de main-d'œuvre : la liste des secteurs bénéficiant d'assouplissements est fixée
[Article] Coronavirus : un décret détermine les secteurs dans lesquels les employeurs sont temporairement autorisés à effectuer des prêts de main-d'œuvre
Le décret n° 2020-1317 du 30 octobre 2020, publié au Journal officiel du 31 octobre, détermine les secteurs d'activité particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation et à la continuité de la vie économique et sociale dans lesquels les entreprises sont autorisées à bénéficier de prêts de main-d'œuvre dans des conditions aménagées jusqu'au 31 décembre 2020.
Il est pris en application de l'article 52 de la loi n° 2020-734 du 17 juin 2020 relative à diverses dispositions liées à la crise sanitaire, à d'autres mesures urgentes ainsi qu'au retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Le secteur Sanitaire, Social et Médico-social, la Construction aéronautique, l'Industrie agroalimentaire et le Transport maritime peuvent ainsi bénéficier de ces assouplissements.

Prêt de main-d'œuvre : la liste des secteurs bénéficiant d'assouplissements est fixée. - PRUSAK Lucie. - AEF info, 638951, 2 novembre 2020.
Consulter le décret sur le site de Légifrance.